Nicox S.A. annonce
aujourd’hui des résultats précliniques prometteurs pour le naproxcinod,
un composé candidat-médicament anti-inflammatoire appartenant à la
classe des CINODs (
Cyclooxygenase-Inhibiting Nitric Oxide Donators,
Inhibiteurs de Cyclooxygénase Donneurs d’Oxyde Nitrique), obtenus sur
des modèles animaux de dystrophie musculaire. Les données ont été
présentées dans un poster par Nicox et le Center for
Genetic Medicine Research1, un centre au sein du
Children’s Research Institute du
Children's National Medical Center de Washington DC, lors de la session scientifique du 22 avril 2013 à la
Muscular Dystrophy Association (MDA) Scientific Conference à Washington, DC.
Les données de l’étude ont été présentées dans un poster intitulé «
Le phénotype associé aux muscles squelettiques et cardiaques des souris mdx,
modèle animal de dystrophie, est significativement amélioré par un
traitement prolongé avec le naproxcinod » (poster numéro 175 : “Long-term
treatment with naproxcinod significantly improves skeletal and cardiac
disease phenotype in mdx mouse model of dystrophy”). Dans cette étude, les effets du naproxcinod sur le fonctionnement des muscles squelettiques et cardiaques chez les souris mdx ont été analysés. Trois doses de naproxcinod (10, 21 et 41 mg/kg) ont été administrées par voie orale à des souris mdx
âgées de 4 semaines (un modèle de référence pour la Dystrophie
Musculaire de Duchenne, DMD) pendant 9 mois et leurs effets ont été
comparés à ceux obtenus avec 0,9 mg/kg de prednisolone. Les résultats de
l’étude suggèrent que le naproxcinod pourrait avoir le potentiel de
devenir une option thérapeutique sûre dans le traitement des dystrophies
musculaires. Le traitement par naproxcinod aux doses de 10 et 21 mg/kg a
permis des améliorations significatives de la force de préhension des
membres postérieurs, ainsi qu’une diminution d’environ 25-30% de
l’inflammation des membres antérieurs et postérieurs mesurée par
imagerie optique in vivo. De plus, des améliorations significatives de
la fonction cardiaque ont été observées comme en témoignent
l’amélioration de la fraction de raccourcissement et de la fraction
d’éjection, mesurées par échocardiographie, ainsi que les améliorations
de la pression artérielle systolique. En outre, les effets néfastes
habituellement observés sur les muscles squelettiques et cardiaques liés
au traitement à long terme par prednisolone n’ont pas été observés avec
le naproxcinod administré à des doses efficaces.